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Le prieuré et l'église de Cayac : les bâtiments et leur histoire |
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 - Le château de Cayac restauré dont certaines salles abritent aujourd'hui des associations.
 - Au Moyen-Âge, le passage entre les deux corps du bâtiment était couvert.
Le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, au nord-ouest de l'Espagne, a été une formidable aventure spirituelle. Le prieuré de Cayac, autrefois hospice, reste un des derniers témoins de cette époque. La route passait autrefois entre le prieuré et l'église. Les récentes fouilles ont démontré qu'à l'origine, le passage était couvert.
Origine du nom Le nom même de prieuré date du XIVe siècle. Mais l'ensemble existait bien avant.
Étapes de son histoire Il était destiné, à son origine, à l'hébergement des pèlerins se rendant en Espagne sur la tombe de "Jacques le majeur", disciple du Christ. Au départ (fin XIIe - début XIIIe), c'était un hospice, ou hôpital, tenu par des religieux. Il avait un rôle d'accueil car les hôtels tels que nous les connaissons aujourd'hui n'existaient pas encore. Du XIVe au XVIIe siècles, l'hospice est transformé en prieuré (sorte de couvent) dont la fonction première n'est plus l'accueil des pèlerins. Du XVIIe siècle à la Révolution Française, l'ensemble appartient aux pères Chartreux. Les pèlerins se font moins nombreux. A partir de la Révolution, les bâtiments vendus séparément subissent des transformations regrettables. 1979-1988 : sauvetage de Cayac par la commune qui rachète tout d'abord l'Église à la famille Calvet puis ensuite le Prieuré à la famille Barbet. 1981 : déviation de la RD10-10. 1982-1983 : fouilles dans l'Église. 1988 : début de la restauration du prieuré.


 - Vue sur la cour intérieure du château de Cayac, sur la droite se trouve le gîte des pèlerins qui a été totalement réaménagé.
Cayac aujourd'hui Les bâtiments rénovés abritent des lieux de vie culturelle et associative, un gîte pour les pèlerins (quatorze lits), renouant ainsi avec la tradition, et le musée Georges de Sonneville.
Datation des bâtiments • L'église et les trois portails sur le chemin, parties les plus anciennes, ont environ huit cents ans (fin XIIe ou début XIIIe siècle). Après la Révolution française, l'église abrite une verrerie et subit des mutilations (obturation d'ouvertures, fermeture de la nef sud, installation de fours). • Le petit « château » qui lui fait face n'existait pas au Moyen-Age. A sa place se trouvait un autre bâtiment dont nous ignorons tout, qui servait de domicile aux religieux. Par la suite, il est démoli et reconstruit au XVe siècle avec les pierres de la bâtisse primitive. Il est restauré au XVIIe siècle et occupé par les pères Chartreux (d'où le nom de la rue de Chartrèze). Les fenêtres à meneaux datent de cette époque. Vers 1850, il est transformé dans l'esprit médiéval, alors à la mode (décoration de la grande salle et, à l'extérieur, tour carrée et créneaux). Les bâtiments annexes, tant ceux accolés à l'église que ceux situés du côté du château sont plus difficiles à dater. Il devait s'agir dès l'origine de dépendances agricoles, plusieurs fois transformées.
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Le prieuré et l'église de Cayac : les pèlerinages de Compostelle |
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